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The Kinks - Schoolboys In Disgrace


Les puristes diront que le meilleur album des Kinks est The Village Green Preservation Society (1968) ou Arthur (1969) et ils auront raison. Mais le thème du concept album Schoolboys In Disgrace (1975) est original et, peut-être, le plus cohérent de Ray Davies.

Sur cet album, outre Ray Davies (lead vocals, rhythm guitar, some keyboards), on retrouve Dave Davies (lead guitar, backup vocals, some lead vocals), Mick Avory (drums), John Dalton (bass) et John Gosling (keyboards).

On écoute Jack The Idiot Dunce.




Fleetwood Mac - Rumours


Rumours (Fleetwood Mac, 1977) est un album composé de thèmes soft-rock très professionnels. La plupart des titres sont des chroniques des séparations de Lindsey Buckingham (guitar, vocals) et Stevie Nicks (vocals), et de John McVie (bass) et Christine McVie (keyboards, vocals), mais restent séduisants et intelligents.

Sur cet album, tous les auteurs/compositeurs du groupe sont à leur sommet : Buckingham a écrit le hit Go Your Own Way ; Nicks a écrit le #1 Dreams et I Don't Want To Know ; mais la vraie star de l'album est Christine McVie qui se sent coupable sur Don't Stop et se rachète sur You Make Loving Fun et les ballades Songbird et Oh Daddy.

Je n'oublie pas les deux autres membres importants du Fleetwood Mac, Mick Fleetwood (drums) et Peter Green (guitar, vocals).

Pour comprendre la musique du Fleetwood Mac, il faut se souvenir que les trois fondateurs, Mick Fleetwood, John McVie et Peter Green ont tous été membres du légendaire Bluesbreakers de John Mayall.

On écoute You Make Loving Fun.




James Taylor - One Man Dog


L'album Sweet Baby James (1970) était meilleur que One Man Dog (1972) mais James Taylor a plutôt bien réussi son premier concept-album inspiré de la symphonie pop de Paul McCartney, Abbey Road.

Les invités sont prestigieux : John McLaughlin qui fume sur Someone, Linda Ronstadt qui plaisante sur le titre country One Morning In May, Red Rhodes, Carole King et Carly Simon aux choeurs et, spécialement, les Brecker Brothers (Randy & Michael) qui apportent de très intéressants arrangements instrumentaux utilisant le trombone, le « flugelhorn », etc.

Sur l'album Wind On The Water (1975) de David Crosby & Graham Nash, on retrouvera le noyau de musiciens composé de Craig Doerge, Danny Kortchmar, Russ Kunkel et Lee Sklar, mais aussi James Taylor et Carole King.

On écoute Nobody But You.




Malicorne - Almanach


En 1972, Gabriel Yacoub accompagne Alan Stivell lors de son légendaire concert à l'Olympia.

En 1973, Gabriel (guitares, mandoloncelle, dulcimer, chant) et Marie (dulcimer, épinette des Vosges, vielle à roue, psaltérion à archet, chant) Yacoub enregistrent l'album Pierre De Grenoble. Succès immédiat.

En 1974, Gabriel et Marie sont rejoints par Laurent Vercambre (violon, violoncelle, claviers, dulcimer, mandoline, chant) et Hugues de Courson (basse, cromornes, flûte à bec, percussions, claviers, chant) et fondent le groupe Malicorne. Ils enregistrent les albums Colin et Le Mariage Anglais.

D'autres musiciens rejoindront le groupe et, en 1976, Malicorne enregistre l'album Almanach qui sera disque d'or et le point culminant de la vague folk-rock du milieu des année 70.

On écoute Noël Est Arrivé.




Van Morrison - Astral Weeks


Un des vingt meilleurs albums de tous les temps. Van Morrison, ex-leader des Them et auteur du standard garage-rock Gloria, signe son premier album solo, Astral Weeks, en été 1968.

Morrison explore toute l'étendue dramatique de sa voix dans Beside You et Ballerina et il tourne le dos à la pop avec une rêverie hallucinatoire sur son Belfast natal, Cypress Avenue, et le portrait hypnotique de Madame George. Avec, pour couronner le tout, la participation du bassiste Richard Davis et du batteur Connie Kay.

Astral Weeks nous emmène au plus profond de la vie et de l'art de Van Morrison. Il ne s'est jamais autant mis à nu que sur cet album.

On écoute Beside You.




Big Brother & The Holding Company - Cheap Thrills


Cheap Thrills a été l'album de Janis Joplin le plus passionnément attendu et aussi l'album le plus couronné de succès de l'année 1968. Il faut dire que Joplin et le Big Brother avaient fait un passage très remarqué au Monterey Pop Festival en Juin 1967. Personne n'avait jamais chanté avec autant d'émotion, de désespoir, de détermination et de force que Janis Joplin, et Cheap Thrills a été son sommet.

Le Big Brother avait un son typiquement psychédélique de San Francisco et leur enthousiasme masque heureusement leur manque de justesse. Sur cet album, le groupe est composé de Sam Andrew (guitar & vocals), Peter Albin (bass & vocals), James Gurley (guitar & vocals) et David Getz (drums).

Cet album est aussi remarquable par la magnifique pochette de Robert Crumb.

On écoute Summertime.




The Allman Brothers Band - Eat A Peach


The Allman Brothers a été le premier « Southern blues band » à marquer son temps. Le groupe s'est toujours appuyé sur la virtuosité de ses musiciens et sur les compositions de Gregg Allman, chanteur, organiste et principal auteur / compositeur. Mais l'histoire du Allman Brothers est surtout écrite par Duane Allman, certainement le meilleur « slide guitarist » de son temps. Son travail avec Eric Clapton sur l'album Layla And Other Assorted Love Songs (1970) a été un des sommets du blues.

En 1972, Eat A Peach est artistiquement le meilleur album du Allman Brothers bien qu'il ait été enregistré après la mort de Duane. Le titres Mountain Jam, Trouble No More et One Way Out ont été enregistrés lors des concerts au Fillmore. Sur les six autres titres, tous excellents, on compte deux hits : Ain't Wasting Time No More et Blue Sky. L'album ayant été lui-même n°4 dans les « charts » américains.

On écoute Ain't Wasting Time No More.




Elvis Costello - This Years Model


En 1978, le deuxième album de Elvis Costello, This Years Model, est marqué par la première apparition des Attractions et ce n'est pas une coïncidence si cet album est le meilleur qu'il ait jamais enregistré. La maîtrise de Costello pour les dynamiques, les mélodies et les arrangements atteint un sommet et il n'y a pas un seul déchet dans les onze titres de cet album.

Pump It Up s'envole avec une batterie un peu brutale, This Years Girl vacille avec des syncopations hippies, The Beat saisit avec des pauses innatendues, Lip Service est propulsé par des clappements de mains et la guitare acoustique et le meilleur pour la fin, Radio, Radio synthétise tout cela dans une symphonie pop de trois minutes.

On écoute The Beat.




XTC - Drums And Wires


C'est les débuts de Dave Gregory avec le groupe et Drums And Wire (1979) marque la percée commerciale de XTC. Leur nouveau producteur, Steve Lillywhite, les pousse vers l'« echoey » et le « stomping sound » qu'il employera plus tard sur des enregistrements de U2.

Le titre de Colin Moulding (bass, vocals), Making Plans For Nigel a connu un certain succès mais il y a aussi quelques autres titres de premier ordre ici comme l'inquiétant Millions, le fou furieux Scissor Man, le dansant Real By Reel, l'angoissant Complicated Game et le semi-acoustique aux influences reggae Ten Feet Tall.

On écoute Making Plans For Nigel.




Giants of Jazz Play Brassens


En 1979, son vieil ami, Moustache, lui propose de participer à l'enregistrement d'un album de reprises de ses plus célèbres titres en version instrumentale. Comme on le sait, Brassens a toujours été un grand amateur de jazz : dans sa jeunesse, il avait créé un petit orchestre nommé "Jazz" qui se produisait dans quelques fêtes municipales et dans lequel il tenait la batterie.

L'album Giants of Jazz Play Brassens réunit ainsi tous les grands noms du jazz de l'époque : Cat Anderson (trompette), Michel Attenoux (saxophone), Géo Daly (vibraphone), Eddie Davis (saxophone ténor), Christian Donadieu (vibraphone), Dorothy Donegan (piano), Harry « Sweet » Edison (trompette), Joël Favreau (guitare), François Guin (trombone), Irakli (trompette), Teddy Martin (violon), Moustache (batterie), Joe Newman (trompette), Pierre Nicolas (contrebasse), Benny Vasseur (trombone), Marcel Zanini (clarinette / saxophone ténor) et Georges Brassens (guitare).

On écoute P... de toi.




Rick Wakeman - The Myths & Legends of King Arthur & The Knights of the Round Table


The Myths & Legends of King Arthur & The Knights of the Round Table (1975), le quatrième album solo de Rick Wakeman, est un « progressive rock concept album » qui raconte la légende du roi Arthur. La tournée de promotion avait été une fantastique représentation théatrale sur glace. Il avait déjà gravé un superbe concept album historique en 1973, The Six Wives of Henry VIII.

Rick Wakeman, pionnier et virtuose du clavier électronique, est bien sûr connu pour avoir été épisodiquement le légendaire clavier de Yes depuis 1971. On n'a pas oublié les longues capes d'argent qu'il portait sur scène et qui le faisaient ressembler à une araignée lorsqu'il jouait sur plusieurs claviers en même temps.

On écoute Sir Lancelot and the Black Knight.




Stray Cats - Stray Cats


Le premier album des Stray Cats, en 1981, a révolutionné le rock'n'roll. On y trouve des inspirations rockabilly, punk et même bluesy en rythme shuffle, la voix de crooner de Brian Setzer, le son unique de ses guitares Gretsch et des textes parfois très engagés (Storm the Embassy, contre la prise d'otages de Téhéran en 1979).

Le Stray Cats était un groupe de vrais musiciens. Les trois membres se sont séparés mais ils poursuivent une carrière absolument remarquable : Brian Setzer est un des meilleurs guitaristes vivants et joue souvent avec son Brian Setzer Orchestra ; Lee Rocker (Lee Drucher) est un des meilleurs bassistes « stand-up slap bass » au monde ; et Slim Jim Phantom (James McDonell) est aujourd'hui considéré comme le meilleur « stand-up drummer » au monde.

On écoute Stray Cat Strut.




Carole King - Tapestry


Le deuxième album de Carole King, Tapestry (1971), est le meilleur album rock féminin de tous les temps. Les compositions personnelles rassemblées ici par Carole King sont toutes des hits immenses.

Il y a bien sûr I Feel The Earth Move, It's Too Late, You've Got A Friend et le titre Tapestry. Mais aussi Will You Love Me Tomorrow ?, originalement écrit pour les Shirelles, qui est le sommet de l'album et peut-être de tout le mouvement soft-rock - avec en invités James Taylor et Joni Mitchell sur des choeurs superbes. Sans oublier le magnifique (You Make Me Feel Like) A Natural Woman, écrit pour Aretha Franklin et repris plus tard par Rod Stewart.

On écoute I Feel The Earth Move.




Manfred Mann's Earth Band - Watch


Demandez à un fan du Manfred Mann's Earth Band, il vous dira que Watch (1978) est un classique et il aura raison car tous les titres de cet album sont du meilleur Earth Band. L'album contient aussi une reprise de leur hit The Mighty Quinn (1968), écrit par Bob Dylan bien sûr.

Au début des années 80, Manfred est devenu très actif dans le mouvement anti-apartheid et il a été interdit d'entrer en Afrique du Sud, pays où il est né. Les autres membres du Earth Band ont quand même été enregistrer des musiciens là-bas pour l'album Somewhere in Afrika (1983) qui préfigurera le Graceland de Paul Simon.

On écoute Drowning On Dry Land/Fish Soup.




Steely Dan - Can't Buy A Thrill


Walter Becker et Donald Fagen enregistrent leur premier album, Can't Buy A thrill, en 1972. Les influences musicales sont jazz-rock et rythm and blues (le vrai, pas la soupe qu'« ils » osent appeler comme ça aujourd'hui).

Mais leur originalité se trouve surtout dans leurs textes basés sur la création de personnages de fiction qui racontent la chanson et leur écriture peut être comparée avec le style nouvelliste de Lou Reed et avec celle de songwriters comme Randy Newman.

Pour l'anecdote, Steely Dan est le nom du godemichet à vapeur géant qui apparaît dans la nouvelle de William S. Burroughs, The Naked Lunch.

On écoute Do It Again.




John Fogerty - Centerfield


Ex-leader du légendaire Creedence Clearwater Revival, John Fogerty est une immense star aux USA. Dans son premier album solo, Centerfield (1984), on retrouve le même swamp-rock et la même énergie qu'avec le CCR.

Cet album est sorti après une longue bataille juridique avec Saul Zaentz, fondateur de Fantasy Records. Deux titres sont des attaques à peine voilées contre Zaentz : Mr Greed (Mr. Greed, why you got to own everything that you see ? Mr. Greed, why you put a chain on everybody livin' free ?) et surtout Zanz Kant Danz, renommé Vanz Kant Danz après une nouvelle poursuite (Vanz can't dance, but he'll steal your money, Watch him or he'll rob you blind.).

On écoute The Old Man Down The Road.